[Test] Disgaea 3: Absence of Justice

Véritable messie du tactical-RPG, Disgaea 3 revient en force grâce à l’arrivée de la triple play collection (comprenant Disgaea 4 : A Promise Unforgotten ainsi que Disgaea D2 : A Brighter Darkness), Avec le temps, on constate que le résultat brille toujours par son efficacité, même si la série a décidément bien du mal à se moderniser. De plus, il s’agit du premier épisode traduit dans notre chère langue de Molière.

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Disgaea 3 : Absence of Justice vous permet d’incarner Mao, fils du Seigneur qui dirige l’Académie du Mal où les meilleurs élèves sont ceux qui sèchent les cours et oublient systématiquement de faire leurs devoirs. Grâce à son QM (Quotient Maléfique) de 1.8 millions, Mao est certainement l’un des plus doués de l’école, mais il ne compte mobiliser ses vastes capacités que dans un seul but : affronter et détruire son père. Ce dernier lui a détruit sa console ce qui lui a fait perdre des milliers d’heures de jeu, mais aussi toutes es sauvegardes . Véritable fan de mangas, Mao comprend vite que seul un héros a le pouvoir de détruire le Seigneur : il se met donc en quête d’un tel personnage, et rencontre ainsi Almaz von Almadine Adamant, un héros autoproclamé qui ne tardera pas à avouer la tromperie à son nouveau maître. Mais afin de devenir un héro, il faudra qu’il comprenne les principes de l’amour et de l’amitié. Un scénario complètement barré, mais c’est ce qui fait le charme de la série Disgaea.

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Un gameplay toujours aussi intéressant mais avec peu de nouveauté

Pour ce qui est du déroulement de l’aventure, on retrouve la même structure que pour les précédents. Disgaea : vous enchaînez différentes missions regroupées en chapitres, le point de départ étant toujours l’Académie du Mal. Là, vous pourrez soigner votre équipe, lui acheter de nouveaux équipements, améliorer ses capacités, et recruter de nouveaux membres. Le Monde des Objets est lui aussi bien présent, et vous permet une fois encore de traverser des niveaux générés aléatoirement pour améliorer n’importe quel élément de votre équipement.

Absence of Justice s’est également bien inspiré du gameplay de ses aînés. Dans les grandes lignes, on retrouve donc un système de combat bien connu avec ses joutes au tour par tour par équipe, son damier virtuel, ses attaques combinées et même la possibilité de soulever objets et personnages. Le système des Géoeffets fait également son grand retour avec ses bonus et malus sur certaines zones de l’aire de jeu. Il est, bien sûr, toujours possible de détruire ou déplacer les Géoblocs à l’origine de ces perturbations, mais on peut à présent les lancer les unes contre les autres pour enclencher des réactions en chaîne à distance.

Les néophytes auront certainement un peu de mal à prendre le coup de main, en revanche les fans ne seront donc pas dépaysés un instant par le jeu et enchaîneront les premiers combats sans peine. Mais pas de panique, les connaisseurs avanceront sans mal dans le jeu mais verront que le jeu n’est pas cours pour autant. Il possède une sacrée durée de vie de plus que si vous le couplez avec les deux autres jeux de la collection, la durée de vie en devient colossale. Vous aurez de quoi faire.

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Quelle intérêt de sortir un jeu de PS One? Oh, c’est sur PS3, Dood!

Vous l’aurez compris, je trolle la qualité graphique et surtout technique du jeu, indigne d’une PS3. Pourquoi avoir sorti un tel jeu sur PS3 quand on voit que le jeu sur PS Vita est ralativement moins moche? Bon, la version Vita est plus récente aussi, mais remontons le temps et voyons les jeux de l’année 2009. Assassin’s Creed II, Dragon Age Origins, Sacred 2: Fallen angel ou bien Call of Juarez : Bound in Blood pour ce citer qu’eux.

Les sprites 2D des personnages sont ainsi toujours animés grossièrement, tout flous et baveux dès qu’on les regarde un peu en détails. Le fond bleuâtre sur lequel flotte les décors est également bien douteux. On peut tout de même imaginer qu’en 2009, sur une Playstation 3 et sans trop se fouler, il y a moyen de proposer une 3D isométrique et, surtout, une 2D plus fines et soignées (sans forcément parler des jeux cités au dessus, qui n’étaient pas les must niveau visuel mais qui étaient tous de même plus sympathiques à l’oeil). Bien qu’on puisse hautement respecter le travail de Nippon Ichi, force est de constater que le studio est complètement passé à côté du travail visuel, qui n’est certes pas un point fondamental, mais très important pour l’immersion du joueur.

Les problèmes d’ordres techniques ne s’arrêtent pas là, puisqu’il faut encore composer avec cette caméra, désolé du terme, complètement dégueulasse, ses trois niveaux de zoom et ses seulement quatre angles de vue différents. Pour la troisième fois donc, on devra supporter l’extrême rigidité de cette vue. Il était pourtant grand temps de régler ce problème inbuvable.

En conculsion, c’est bon ou pas?

Disgaea 3 Absence Of Justice est un véritable must-have que tout fan de T-RPG doit avoir dans sa collection. D’autant plus que si vous l’avez manqué à sa sortie d’origine, l’édition Disgaea Triple Play Collection est d’autant plus immanquable et vous vous devez de l’acquérir. Malgré que le jeu soit véritablement daté techniquement, ce n’est pas ça qui va gâcher notre plaisir sur un chef d’oeuvre du T-RPG. De plus, si vous aimez l’humour bien particulier et que vous aimez vous attacher à des personnages bien charismatiques, Disgaea 3: Absence of Justice est fait pour vous, et en plus avec une durée de vis colossale. Si en plus vous optez pour la Triple Play Collection, vous n’en verrez plus la fin.

 

Remarque: les images présentes sur le test ont été prises sur internet, puisque je n’ai pas la possibilité de faire des screen shot avec le LGP Lite sur PS3.

Disgaea 3: Absence of Justice

7

Note globale

7.0/10

Pour

  • Gameplay addictif...
  • Durée de vie colossale
  • Univers et personnages
  • La traduction française

Contre

  • ... mais vraiment trop rigide
  • Techniquement indigne d'une PS3
  • Un léger manque de nouveauté